« On ne saoule pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique. » Tchekhov

AVIS DE DÉMÉNAGEMENT
3 avril, 2009, 1:01
Classé dans : Explications

J’y pense depuis longtemps.

J’en parle depuis peu.

Maintenant, j’agis. 

Les nouvelles péripéties de la Cynique désormais urbaine sont à suivre à cette adresse : http://lacynique2.wordpress.com/

Modifiez vos signets, vos favoris, votre page d’accueil, votre lave-vaisselle!

Adieu unblog.fr 



L’anneau qui voulait découvrir le monde
22 mars, 2009, 23:51
Classé dans : Petites bulles

L'anneau qui voulait découvrir le monde dans Petites bulles bo360_5Dans la nuit de samedi à dimanche, en revenant de mon voyage au centre des années 1980, j’ai été forcée de réfléchir à une question importante dans la vie d’une jeune femme.

Comment puis-je perdre un gros anneau (une boucle d’oreille) sans m’en apercevoir?

Compagnes féminines adeptes des apparats d’oreille et amatrices des soirées bien arrosées, vous comprenez certainement ma perplexité devant ce mystère existentiel. 

Je vous le demande : quel phénomène surnaturel est intervenu pour m’empêcher de sentir l’anneau qui se préparait à quitter la douceur de mon oreille??

En attendant, je devrai songer à remplacer ma paire qui est tragiquement devenue une solitaire.



Qui a dit que les gratte-ciel ne valaient rien?
11 mars, 2009, 9:55
Classé dans : Pause anti-cynisme

Voici un court métrage tout ce qu’il y a de plus mignon. En plus, il est techniquement très bien. Quoi demander de mieux?

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo vue sur le blogue (très agréable à lire) de Ledz.



La vie a commenté une photo de vous
4 mars, 2009, 10:00
Classé dans : Être perplexe

Il est rare que je m’étouffe avec une gorgée de café, mais ce matin, je n’ai pu faire autrement. 

J’ouvre ma boîte de courriels. L’habituelle infolettre d’Infopresse est accompagnée d’un courriel au titre qui deviendra le responsable de mon reflux de café. 

Human Disgrace commented on a photo of you on Facebook…

Ma réaction : qu’est-ce que j’ai fait, encore? Je savais que les photos de party finiraient par me nuire. Mais au point de susciter une réaction de la part de la vie elle-même?! Y aurait-il de l’abus?

N’écoutant que mon courage (et rien d’autre), je clique afin de visionner l’objet du commentaire. 

Sachez tout d’abord ceci : en ce moment, la mode facebookienne est à la pochette d’album. Par le biais d’un processus aléatoire, on choisit un titre d’album, un nom de groupe et une image. On met le tout ensemble, et hop! la pochette est née. Eh bien, figurez-vous que le commentaire de Human Disgrace s’adressait à la pochette d’une amie à moi. Aucun rapport direct avec mon moi-même fêtard, donc. Fiou.

Cela dit, je vais interroger ma copine à propos de ce mystérieux ami.
À quoi peut-on ressembler quand on se crée un profil et qu’on sent le besoin de le nommer Human Disgrace? 



Avertissement : déménagement imminent
3 mars, 2009, 10:26
Classé dans : Explications

Lecteurs, lectrices et autres, sachez que le mois de mars est salutaire pour l’humble rédactrice de ces lignes. 

J’ai enfin pris la Grande Décision. Ça aurait pris du temps (8 mois, pour dire vrai), mais c’est mieux que rien. 

À la fin du mois, je quitte la capitale nationale pour retrouver l’ambiance survoltée de la Grande Mourial. 

Heureuse? Vous n’imaginez pas à quel point. 

Et comme c’est dans ma nature de tout chambouler au moins trois fois par année, il n’y a pas que mon adresse postale qui changera.  Ce blog suivra la cadence. Bientôt, je vous offrirai un tout nouveau design sur une toute nouvelle plateforme. Ne vous inquiétez pas, vous saurez où me retrouver lorsque le moment sera venu. 

Même s’il est vrai que j’aime bien réaménager les sphères de ma vie, je ne fous pas tout par la fenêtre pour autant. J’avais donc pensé que d’apporter avec moi quelques-uns des meilleurs billets de ce blog dans mon nouvel espace serait de bon ton. Je repasserai tous les billets en revue, mais si vous avez des demandes spéciales ou des coups de coeur concernant certains billets, je vous encourage à me le faire savoir par le biais d’un commentaire sur ce billet-ci.

Maintenant, je vous laisse mettre sur pied des fondations pour la sauvegarde du billet n° 38. Mes boîtes m’appellent.



À voir, à voir et à écouter (mais à voir aussi)
13 février, 2009, 16:13
Classé dans : Pause anti-cynisme

Pour continuer dans la lignée de mon dernier billet, mais sur un ton plus… comment dire… sincère. ;-)

Je suis tombée amoureuse de deux émissions.
La première est américaine. Sur la suggestion d’Anne-Marie Withenshaw (C’est juste de la tv), je suis allée chercher les quatre saisons de la série Weeds. En gros, on intègre le quotidien de Nancy Botwin, mère de famille devenue brusquement veuve, qui doit devenir le chef de famille avec toutes les responsabilités que ça implique, notamment celle de mettre le beurre sur la table. Femme au foyer, elle n’a pas de travail, encore moins de qualifications professionnelles. Elle souhaite à tout prix maintenir le style de vie que lui procurait la vie dans une banlieue cossue californienne du temps où son défunt respirait encore. Sa solution pour faire de l’argent rapidement : vendre de la marijuana. Ce qui est chouette avec cette émission, c’est l’humour complètement cynique qui englobe la réalité de la famille. Le propos n’est jamais édulcoré, toujours réaliste et cru. Bref, on aime. On attend aussi impatiemment la cinquième saison, puisqu’en deux semaines, on a englouti les quatre premières saisons. (Je rappelle que je suis en recherche d’emploi, donc après les CV envoyés, il reste du temps.)

La seconde est québécoise et est présentée à ARTV. Geneviève Guérard, ex-ballerine, anime Heure de pointes. L’émission de cette semaine comporte une scène particulièrement intéressante : l’animatrice interview trois jeunes danseuses qui amorcent leur carrière. Autour d’un plat à fondue chinoise, elles discutent de leurs questionnements, de leur art et de la propension des danseuses à chercher la maigreur à tout prix. Lorsque les quatre jeunes femmes (les trois danseuses et l’animatrice) abordent avec une honnêteté désarmante la période boulimique-anorexique qu’elles ont toutes connue au cours de les études, on ne peut être que profondément touchée.

Je découvre, je découvre, mais je redécouvre aussi.
Hier soir, mon admiration pour Pierre Lapointe a été ravivée. Grâce au fabuleux spectacle Mutantès, j’ai retrouvé sa poésie si unique. Dans sa bouche, les mots ont une signification totalement différente, mille fois plus émotive qu’à l’ordinaire. J’ai eu des frissons du début à la fin. J’ai adoré toutes les chansons, sans exception. Et quelle belle surprise j’ai eu lors des premières notes de Tel un seul homme, une de mes chansons préférées. Vraiment, une soirée extraordinaire en compagnie d’un artiste que je respecte énormément. 

Et je termine ce billet avec ma version personnelle de la Bonne nouvelle GM : le nouvel album de Pierre Lapointe devrait être disponible en avril prochain. 

emoticone



Nouvelle culturelle de haute importance
13 février, 2009, 0:14
Classé dans : Être perplexe

On va tout de suite s’entendre sur un grand fait de la vie : il s’en passe des choses dans le milieu culturel québécois. Des spectacles, des films, des livres, des expositions, des happenings, name it. Il y a toujours quelque chose à promouvoir.

Et pourtant.

Aujourd’hui, dans ses brèves culturelles, RDI nous annonçait fièrement que la toujours très talentueuse et créative (hum! hum!) Ima vient tout juste de « sortir » un tout nouveau vidéoclip!

Yé.

Il a été tourné en 35 mm.

Re-yé.

Avouez que vous êtes heureux. Moi, je le suis. Je m’en vais au lit avec le sentiment du devoir accompli.



Réorientation professionnelle
10 février, 2009, 11:39
Classé dans : Être perplexe

Depuis trois semaines, je suis en recherche d’emploi. Mon quotidien se compose de recherche et, parfois, d’envoi de CV. Il est aussi fait de l’attente angoissante d’une réponse quelconque. Généralement, personne n’accuse réception de mon CV. Je dois donc tenir pour acquis le fait que le Web a fait son boulot correctement parce que ma boîte de courriels est extrêmement silencieuse sur ce point. 

La semaine passée, je reçois un courriel portant l’objet suivant : Madame, votre CV a retenu notre attention. 

Ô JOIE!

J’ouvre le courriel : c’est le Groupe Investors. Je m’aperçois que le courriel est un modèle envoyé à tous les candidats. J’ai beau cherché, je ne trouve aucun renseignement qui me permette de penser que l’offre correspond à mon besoin. J’écris à la personne ressource indiquée pour savoir comment diable mon CV a pu se retrouver chez eux et en quoi consiste leur emploi soi-disant fabuleux. Ce matin, une dame me laisse un message sur ma boîte vocale :  » Un poste se libère à Ste-Foy et on aimerait vous l’offrir.  » Je commence à douter de mon scepticisme. C’est peut-être réellement un poste de communication. Je rappelle donc. 

 » Chez Groupe Investors, nous offrons les mêmes services qu’une banque sauf que nos conseillers sont beaucoup plus autonomes. Après une formation de cinq semaines, les conseillers sont jumelés à un directeur qui leur montre comment bâtir une clientèle et comment devenir travailleur autonome. Êtes-vous intéressée par le milieu de la finance, Madame? « 

Je pense aux discussions avec l’Amoureux-conseiller financier pour une grande banque. Je pense aux centaines de questions que je lui pose parce que je ne comprends fichtre rien à ce qu’il me raconte. Il me parle de réers, de placements garantis, d’hypothèques refinancées. C’est comme s’il me parlait en suédois. Zut…

 » Désolée, le milieu de la finance n’est vraiment pas ma tasse de thé. Vous n’auriez pas besoin d’une réviseure linguistique? Non? Bonne journée! « 

La fausse joie fait mal au coeur de la pauvre.



My own Virginie
6 février, 2009, 12:23
Classé dans : Explications

Depuis quelques jours, je reprends l’entretien de ma vie sociale. Chaque fois, on compatit avec ma situation et on me questionne à propos de mon emploi du temps. Puisque mon état requérait une immobilité relative et que ma capacité de concentration était considérablement limitée, la seule activité qui s’offrait à moi était de regarder la télévision. L’étudiante en moi était ravie, mais après une semaine et demie, elle a amèrement regretté le temps où se lever ne nécessitait pas une analyse complète de la situation. Dieu qu’il se fait de la mauvaise télé, mes enfants! Certes, il y a quelques programmes intéressants, mais ils sont tous diffusés à l’intérieur d’une période bien précise : en soirée. La journée, elle, se ramasse avec tout le reste, c’est-à-dire les programmes qui s’adressent aux femmes aux foyers, aux enfants, aux retraités. Vous aurez remarqué que dans la liste, les malades sont salement délaissés. 

Je m’égare. Ce billet ne doit pas critiquer la très mauvaise programmation présentée entre 9 h et 16 h. 

Je disais que, depuis quelques jours, je me sens audacieuse et j’avoue mon plaisir coupable. J’ai découvert le vieux téléroman Le Temps d’une paix. Depuis ma maladie, je l’écoute religieusement à ARTV. À la suite de mon aveu, la réaction est toujours la même : un mélange de perplexité et de questionnement à propos de mes possibles séquelles mentales. Je me lance alors dans une tentative d’explication afin de dissiper les doutes. Ça fonctionne rarement. Zut… Qu’à cela ne tienne, je tente l’exercice à nouveau ici même, sur ce blogue. Ce sera d’ailleurs la dernière fois. J’ai décidé de ne plus révéler mon plaisir coupable. Entrée en vigueur : le samedi  7 février.

Mise en contexte pour les confus : Le Temps d’une paix est un téléroman produit dans les années 1980. Il raconte la vie des paysans au lendemain de la Première Guerre mondiale. Dans la campagne de Charlevoix, la veuve Rose-Anna Saint-Cyr tente tant bien que mal de survivre en cultivant sa terre tout en composant avec les changements de la modernité.

Pourquoi cette série est un bijou :
- Les textes reflètent la réalité des années 1920 sans artifice ni mensonge : les relations entre les hommes et les femmes ne sont pas du tout égales, les femmes sont des créatures bien jolies qui ne comprennent rien aux affaires, à la guerre, à la politique. Le clergé occupe une place prépondérante dans la vie des personnages. Les convenances et traditions sont minutieusement observées (les gants blancs pour la demande en mariage, la tournée de la paroisse lors d’une naissance, les fiançailles à Noël, etc.). Les premiers téléphones sont installés, l’électricité remplace de plus en plus les chandelles, les premières automobiles foulent le plancher des vaches et la plupart des paysans ne savent ni lire ni écrire.

- Le jeu des personnages est pratiquement sans reproche. Sur la vingtaine de comédiens, il n’y en a que deux qui manquent de justesse. Tous les autres portent en eux une émotion tellement profonde qu’on s’attache rapidement aux personnages. L’accent des habitants de campagne côtoie l’accent des habitants de la ville et, malgré la différence, aucun ne sonne faux. De plus, c’est une occasion en or de redécouvrir les vieilles expressions de nos grands-parents, ce qui est plus divertissant que vous ne le pensez. 

- La qualité des décors et des costumes est étonnante. Le souci du détail réussit à rendre la simplicité des maisons de campagne et le faste des maisons des riches de la ville. 

- Enfin, ce que j’adore du téléroman, c’est qu’il ne célèbre pas le « bon vieux temps ». Jamais je n’ai eu l’impression que la vie était meilleure ou plus simple en 1920. Par contre, je me sens toujours comme un témoin privilégiée du temps de mes ancêtres. Le téléroman est pratiquement un cours d’histoire à lui seul et c’est précisément pour cette raison qu’il a toute mon admiration. 

Si, comme moi, vous avez un intérêt pour l’histoire, je crois sincèrement que cette série saura vous charmer.

Voilà! Le plaidoyer pour Le Temps d’une paix est officiellement consigné.
Il était temps, la reprise commence dans quelques minutes…

Le Temps d’une paix, du lundi au vendredi, ARTV, 18 h, en reprise le lendemain à midi.
Deux épisodes de suite. GÉ-NI-AL.



Petit bijou d’après-midi
26 janvier, 2009, 13:51
Classé dans : Pause anti-cynisme

Que vous ayez le temps ou non, vous devez mettre votre trépidante vie sur pause pour les cinq prochaines minutes. 

Pourquoi?

Pour regarder ce court métrage muet qui, avec une histoire toute simple mais ô combien magique, pourrait faire sourire l’individu le plus pessimiste de l’univers connu.

Merci à Jozef Siroka, un de mes blogueurs favoris.

Bonne journée!


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